jeu du je


Le jeu du "Je".
 
Avez-vous déjà observé que nous ne cessons de dire j’ai ceci ou cela, je suis ceci ou cela ?
Et à partir de cette construction verbale, nous posons des principes scientifiques, philosophiques et religieux : je suis un être humain, je pense, j’ai raison, j’ai une âme, je suis un esprit, etc …
Mais à aucun moment nous ne nous préoccupons de l’identité qui dit : Je.
Et pourtant, ce "Je" constitue le point de départ de tout ce qui existe.
Que traduisons-nous quand nous disons "je" ?
 Si nous parvenions à conscientiser ce que nous désignons par "Je", nous pourrions véritablement expérimenter l’éveil.
Oui, peut-être cela vous apparait-il comme irréel ou exagéré ?
Si c’est le cas, cela est dû au fait que nous dirigeons notre attention sur le monde matériel de préférence, et par conséquent, nous ne regardons pas le monde spirituel.
Ainsi devient-il irréel !
L’éveil est l’attitude qui consiste à diriger son attention sur les deux mondes en même temps. Mais l’habitude de focaliser uniquement sur le monde matériel nous en empêche. Ce faisant nous créons une distance souvent ressentie comme une séparation douloureuse d’un univers perdu.
Même quand nous affirmons que nous sommes un être conscient, nous maintenons une distance entre ce "je" et l’être conscient qu’il prétend être.
Cette distance est à l’origine de l’ensemble de la souffrance dans laquelle l’être humain s’est égaré. Parce qu’au fur et à mesure du déroulement de son histoire, il n’a eu cesse d’augmenter cette distance jusqu’à oublier la réalité du monde spirituel.
Ainsi, nous nous sommes retrouvés dans le déni du "Je", pour affirmer et ne plus voir que nos possessions : le jeu du monde matériel.
La personne qui se pose des questions existentielles, ne tardera pas à soupçonner être séparée du monde spirituel. Elle cherchera alors à renouer le contact avec lui.
— Quand je me reconnecterai à mon âme, je serai enfin un être spirituel libre.
Cette manière de présenter les choses va à l’encontre du désir exprimé et crée une résistance qui va bloquer la possibilité d’éveil.
Pourquoi ?
Parce qu’en réalité, le "Je" est déjà l’identité spirituelle !
C’est l’être que nous sommes qui exprime le souhait de rejoindre sa dimension spirituelle sans comprendre qu’il est déjà celle-ci.
Donc, quand nous affirmons devenir libres en nous reconnectant à notre âme, nous construisons et maintenons une distance entre l’âme et le "Je", ce qui va bien-entendu nous empêcher d’atteindre notre âme.
Et ceci d’autant plus que nous exprimons cela sous la forme d’une possession.
Cela revient à chercher ses lunettes quand on les a sur le nez.
Nous ne voyons plus que nos possessions : notre âme, notre esprit, notre moi supérieur, notre ange gardien, nos maitres ascensionnés, nos guides …  
Mon Dieu qu’ai-je fait de mes lunettes ?
Nous utilisons des intermédiaires en nous persuadant qu’ils ont une existence propre, alors que ce ne sont que nos créations devenues possessions dans lesquelles nous plaçons nos espoirs de rédemption.
Quand les possessions ont prit une telle importance, celui qui possède n’existe plus en tant que créateur. Il se renie et perçoit ses possessions extérieures à lui. La peur du manque apparait puisque il n’y a plus de créateur capable de recréer à volonté.
Et quand il n’est plus possible de créer, on s’accroche à ce qui existe. Le gâteau ne peut être partagé qu’en un certain nombre de parts, et quand on doit partager une part avec le voisin, ce qui reste devient insuffisant à la survie.
C’est ici que les guerres trouvent leur origine et entrainent tout un tas d’effets secondaires :
- La conscience est vue comme un produit du cerveau qui disparait avec la mort.
- Les énergies fossiles ou renouvelables dépendent étroitement d’une planète unique que la croissance démographique menace inexorablement.
- Les religions réduisent le "Je" à un jeu de bonne conduite contre récompense.
Les tables de la loi écrite par un être divin entérinent définitivement la créativité du "Je".
Le "Je" devient un "jeu de peur".
Et les jeux les plus malsains deviennent possibles.
Si nous ressentons en conscience que nous n’avons pas une âme, mais que nous sommes l’âme, alors nous nous éveillons.
Nous n’avons pas un esprit à l’intérieur de nous, nous sommes un esprit qui enveloppe un corps. Les photos d’aura, (effet Kirlian ou corona), le démontrent. L’ionisation qui entoure les corps vivants, témoignent de la présence électro-magnétique d’une forme qui quitte le corps quand il meurt. Cette forme n’est autre que l’âme. Son volume est toujours plus important que celui du corps et varie en fonction du détachement de la matière et du degré d’éveil. C’est ce que certains yogis appellent la lévitation ou l’extériorisation.
Cette âme est elle-même une subdivision de l’Être universel et unique. Et l’Être universel est la matrice, le champ unifié que les physiciens découvrent actuellement. Les mystiques l’ont prédit en le présentant comme parfait, non-exprimé, vide et plein en même temps.
Il est significatif que l’âme, à l’instant où elle s’apprête à se séparer du corps physique, revoit sa vie en une fraction de seconde et rejoint le monde spirituel où elle retrouve l’omniscience.
Ceci arrive à tous ceux qui abandonnent leur corps. (Exceptés les fantômes qui s’accrochent au monde matériel). La raison réside dans la différence de longueur d’onde. La méditation sous toutes ses formes permet d’ajuster cette longueur d’onde.
Le "Je" peux alors jouer en conscience sans s’embourber dans le jeu.
C’est l’éveil !