eveil 4a

L’éveil à notre véritable nature – 4 éme partie.

Ce qui nous empêche de percevoir qui nous sommes.

Chacun d’entre nous a déjà ressenti cette impression d’être quelque chose de bien plus vaste que la perception habituelle qu’il a de lui-même. Cette sensation est souvent accompagnée d’une nostalgie, du sentiment d’avoir perdu un monde merveilleux.

Ceci n’est pas l’éveil, mais le souvenir traumatique qui résulte de la chute.

La chute de quoi ?

De la pleine conscience.

Et la pleine conscience qui nécessite l’éveil stable, est la réalisation.

Alors, qu’est-ce exactement que la réalisation ?

La réalisation c’est le fait de revenir à sa vraie nature, d’être au point où nous créons avec une intention pure, c'est-à-dire sans contre-intention, et ceci définitivement.

Nous pouvons voir, si nous affinons notre observation, qu’au moment où nous émettons l’intention de réaliser quelque chose  -  par exemple de réussir dans notre vie professionnelle - très souvent nous doutons de la réussite, ne serait-ce que très légèrement, juste un instant, une ombre qui disparait aussitôt.

C’est une contre-intention.

Confronté à cette contre-intention, nous réagissons généralement en la refoulant dans une zone de notre mental que nous nommons l’inconscient.

C’est une erreur qui pourrait engendrer d’autres doutes plus conséquents. La conscience  -  c’est à dire nous  -  n’aime pas l’inconscient et cherche constamment à réintégrer son contenu.  Ce qui nous amène à créer inconsciemment des événements traumatiques qui vont nous obliger à plonger dans cet inconscient. L’idée est d’éclairer tout cela et de récupérer notre plein potentiel d’attention permettant d’avoir des intentions sans contre-intentions.

Mais généralement  -  étant donné que nous entretenons ce cercle vicieux depuis très longtemps  -  nous avons perdu de vue ce mécanisme "d’enfouissement de cadavres dans l’inconscient". D’autant plus longtemps que nous nous réincarnons dans des corps différents depuis des lustres, (le karma), en emportant avec nous ces cadavres.

La bonne nouvelle est que nous pouvons relativement facilement cesser de grossir le nombre de cadavres. (Il est plus difficile de ramener à la vie les anciens, mais nous examinerons cela dans d’autres articles).

Voilà comment nous pouvons faire :

Le premier point est de faire l’expérience de l’éveil.

C’est très simple puisqu’il s’agit de notre vraie nature !

Il n’est pas nécessaire d’expérimenter l’éveil pendant longtemps et encore moins de manière stable. Juste quelques dixièmes de secondes suffisent.

En réalité, c’est un état qui est en dehors du temps, de la matière et de l’énergie, puisque c’est justement de là que nous créons ces éléments physiques, et de façon inconsciente pour l’instant. Donc, inutile de se préoccuper pendant combien de temps.

Ça aussi, nous l’avons refoulé !

Les principales choses qui empêcheront l’expérience sont les croyances sur l’éveil.

C’est du genre :

-        c’est un état divin avec des phénomènes extraordinaires.

-        Seuls les saints, yogis, chamans, maitres ascensionnés, etc …  peuvent arriver à ça.

-        Avec toutes les mauvaises pensées que j’ai, inutile d’essayer.

-        Nous sommes des humains, un produit bio-chimique de la soupe primaire de l’univers, poussières nous retournerons à la poussière.

-        Etc …

Prenons conscience que ces croyances nous ont été inculquées sans que nous les ayons véritablement examinées avant de les faire nôtres.

Pour faire cela :

Rappelons-nous ces moments, un par un, c’ est très important.

Par exemple : C’était il y a 8 ans, à tel endroit, la personne qui disait cela, le livre où c’était écrit, le groupe qui l’enseignait, etc …

Puis, observons si nous n’avions pas un avantage à croire cela.

Par exemple : ça nous permettait de briller en société ou ça nous rassurait sur notre avenir, etc …

La plupart du temps, nous découvrirons qu’elles ont été affirmées par des autorités" en lesquelles nous avions placé une confiance injustifiée.

Reconnaissons !

Nous n’avons aucune certitude que cela soit juste, nous avons été influencés.

Décidons :

Dès lors, nous allons découvrir par nous-mêmes.

L’expérience de l’éveil.

Quand nous avons éliminé ces croyances, nous sommes prêts pour une expérience d’éveil.

Prenons conscience que nous sommes devant notre ordinateur en train de lire ce texte.

Notre attention est sur l’écran.

Maintenant, retournons notre attention vers ce qui est conscient d’être devant l’écran.

D’où cette attention provient-elle ?

Nous pourrions répondre qu’elle provient du cerveau, du cœur ou encore de notre esprit à moins que ce soit de notre âme.

Est-ce sûr ?

Là aussi, ne s’agit-il pas de croyances ?

Réexaminons cela.

Regardons l’écran.

Puis regardons d’où vient l’attention, qui par le biais des yeux, regarde l’écran.

Fermons les yeux.

Ressentons que l’attention est toujours là.

Au pire, notre attention va se focaliser sur le peu de lumière qui filtre à travers nos paupières, les arcs en ciel provoqués par le brusque passage du jour à la nuit, ou sur la pensée que nous sommes en train d’essayer l’éveil avec des doutes de réussite, ou encore que ce type qui a écrit cet article se fiche de nous, etc …

Nous sommes tellement habitués à mettre notre attention sur quelque chose, et si peu habitués à nous regarder en train d’être conscient.

D’être conscient d’être conscient !

OK ! Gardons les yeux fermés et regardons à nouveau d’où vient l’attention.

Et faisons cela jusqu’à ce que plus rien n’attire notre attention.

À cet instant où plus rien ne peut capter notre attention, mettons-là sur d’où elle émane.

La réponse devrait être : de nulle part et la prise de conscience serait :

Nous sommes conscients de nous-mêmes.

D’où vient cette conscience ?

De nous !

Et à cet endroit où nous sommes, qu’y a-t-il ?

Rien !

Attention, si nous avons répondu "mon corps", prenons conscience que notre attention est revenue sur le corps, et retournons l’attention sur nous, là d’où nait l’attention.

Qu’y a-t-il là ?

     

La conscience vide de toutes créations !

Nous, avant de créer quoique ce soit.

Même pas l’être intemporel que nous sommes par nature.

Et il n’y a rien d’extraordinaire, c’est normal puisque nous ne créons rien pour l’instant.

Avez-vous expérimenté cela ?

Je serais heureux de connaitre votre succès ou vos remarques et commentaires.

Et dans le prochain article :

Comment ne pas rajouter des cadavres aux vieux cadavres.